Je suis né en 1950 à Pontarlier (France), une petite ville située près de la frontière suisse.
Mon père, né en France, est d’origine italienne, et le père de ma mère était espagnol.
J’ai un frère cadet de quatre ans plus jeune que moi.
Notre famille était très modeste. Mon père exerçait la profession de projectionniste.
Le cinéma qui l’employait, où ma mère travaillait également comme ouvreuse, et vendait des esquimaux à l’entracte, est un des lieux où s’est fabriqué mon imaginaire. De même l’Italie de mes grands-parents où nous allions chaque été.
Mes études secondaires se sont déroulées à l’école publique, toujours en section littéraire.
En mai 68, j’ai pris fait et cause pour la révolte étudiante, puis je me suis engagé dans le militantisme d’extrême-gauche.
J’ai fait de l’éducation, de l’action sociale, de la formation et même de l’enseignement, tout en poursuivant des études de philosophie.
Je lisais et j’écrivais depuis l’enfance, pourtant, devenu adulte, il m’a fallu des années d’erreurs et de tâtonnements avant de comprendre que je n’étais bon à rien d’autre qu’à lire et à écrire.
Mon premier roman était une fiction érotique publiée par Régine Deforges.
Puis je suis entré aux éditions Phébus où l’on m’a encouragé à me lancer dans un gros roman inspiré par la vie de Giordano Bruno, un dominicain hérétique dont j’avais découvert l’existence des années plus tôt dans un cours d’histoire des sciences. Ce roman était le futur « Homme incendié ».
Depuis le succès de L’Homme incendié, qui est selon moi une œuvre lyrique, je vis mon activité littéraire comme un effort pour sacrifier à la fiction réaliste tout en essayant de m’en affranchir.
Marié deux fois, père de deux enfants et désormais grand-père, je vis à Paris (France) depuis de longues années.
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